
Origine du nom
« MOUSSAC »
Le nom de cette localité est composé de l’anthroponyme latin Mottius (désignant le nom de la personne) et du suffixe –acum (désignant la propriété),
Moussac signifie littéralement « le domaine de Mottius ». L’adjonction « -sur-Vienne » apparaît dans les textes au moins en 1449. La majeure partie des terres de cette commune est située sur la rive droite de la Vienne, mais quelques villages et hameaux se développent sur la rive gauche.
Sa superficie est de 2469 ha à une altitude de 80 à 184 m d’altitude, et, en 1906, sa population est de 1058 habitants.

Origine de son territoire et son évolution
Traversé par la Vienne et appuyé à l’est sur la Grande-Blourde, le territoire de Moussac a très tôt attiré les hommes. Plusieurs vestiges témoignent d’une occupation pendant la période préhistorique : des dolmens, lieux de sépultures de l’époque Néolithique (- 6000 -3000 av. J.-C.), sont observés au XIXe s., deux à
La Carte et un à
La Relandière ; et, 48 outils et fragments en silex jaspoïde ont été également trouvés à La Petite Vergne.
La période gallo-romaine a laissé également de nombreux témoignages : débris d’une colonne cannelée
aux Roches, objets en bronze à
Biard-sous-Buis, substructions d’une villa
aux Brandes et voie romaine (Poitiers-Limoges) passant par
La Côte,
La Grâce-de-Dieu,
Chantouillet et
Les Aulmes.
Le
bourg de Moussac s’est lui-même probablement formé à partir d’une villa gallo-romaine et sa christianisation peut remonter au Ve ou VIe s., époque à laquelle se propage en Gaule le culte de saint Martin, saint titulaire de la paroisse.
Les deux sarcophages monolithes et trapézoïdaux, exhumés de l’ancien cimetière situé autour de l’église et, déposés sur la place de l’église, peuvent être datés de l’époque mérovingienne (Ve-VIIIe s.) et témoignent des pratiques funéraires des premiers temps du Christianisme.
À partir de la période féodale (Xe-XIe s.) et tout au long du Moyen Âge, Moussac dépendait de la châtellenie de Calais (L’Isle-Jourdain), relevant elle-même du comté de la Marche.
Sous l’Ancien Régime, ses fiefs les plus importants,
Balentru,
Chantouillet,
La Relandière passent peu à peu des familles nobles de Lopiat, du Mosnard, de Guillaumet et Bertrand, aux petits notables de la bourgeoisie montante (Augry-Laudonnière, Laurens du Villars) ou à un puissant seigneur des environs comme le marquis Frottier de la Messelière, qui est à la fin du XVIIIe s. seigneur de Moussac.
Outre les logis de
La Carte et
des Roches (XVIe s. pour leurs parties les plus anciennes), Moussac conserve quelques témoignages de ces périodes avec les deux pierres tombales de chevaliers anonymes (début XIIIe s.), ornées d’une épée et d’une lance, actuellement sur la place de l’église ; l’une d’entre elles était conservée au XIXe s. près du château des Roches.
LES PRINCIPAUX HAMEAUX, aujourd’hui :
Les Grande et Petite Vergnes, la Carte, les Aulmes, Biard et le Port sont des hameaux recherchés grâce à leur environnement vallonné de semi-bocage ainsi qu’à leur proximité des rivières : la Vienne et la Grande Blourde.
On peut remarquer, dans ces hameaux, les activités de rénovation et de réhabilitation des maisons du terroir mais également une évolution du nombre des constructions neuves.
Les Barbades, la Relandière, la Côte Marronneau, la Grâce de Dieu et Chantouillet sont des hameaux qui ont, également, profité de cet essor.
D’autres hameaux moins importants comme la Génevrie, les Petit et Grand Prats, les Effes, la Laitière, les Roches, la Fauconnière, les Fonds……contribuent harmonieusement aux contours de la commune de Moussac.